Les forçats du lait



Cet après midi dans un alpage de Haute Tarentaise, nous discutons avec Alain et Daniel son fils, producteur de lait pour la coop de bourg Saint Maurice. Ça fait six ans qu'on se connait. Tous les automnes on se croise sur les pentes de Villaroger. Ils triment grave et sont payés à la hauteur de leur leur labeur. 3h du mat pour la première traite quelque soit le temps, tous les jours. Leurs jolies Abondances et Tarines paraissent tranquilles et tombent leur taf de laitières. Leur lait est récupéré tous les matins pour être transformé en Beaufort, ce fromage qui, il faut le dire, est une belle réussite économique.
 

Je connais ce boulot d'éleveur, passionnant, harassant. Pascale, ma chérie et bassiste de Pastobal, compte près de 120 vaches Prim'Holstein dans son exploitation Valdoisienne. Et, elle en tombe elle aussi du taf. Nous sommes bien loin de la bucolique description de la paysannerie heureuse de vivre à la campagne. Ici, c'est Lactalis, Le crédit Agricole ou les traders de Chicago qui l'étrillent.


Alors pourquoi ce post sur ce blog ? Pour rien. Pour écrire simplement qu'il y a de grandes inégalités, même chez ceux qui bossent comme des malades. Les uns en vivent, d'autres nourrissent du capital ...


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